Connectez-vous ou inscrivez-vous sur CutMeGo pour suivre News CutMeGo et trouver le coiffeur qu’il vous faut ! Se connecter

L'avis des internautes :

1 avis


News CutMeGo
Il y a 1338 jours

Eric Léturgie lance CutMeGo : « Les coiffeurs doivent redevenir des marchands de bonheur ! »

Profession bien-être - 3/09/2017 | Coiffure | Siska von Saxenburg
EXTRAIT D’ INTERVIEW. A la tête d’un groupe qui compte 34 salons de coiffure, Eric Léturgie, également ambassadeur de L’Oréal Professionnel, lance le 16 septembre CutMeGo, la première communauté de coiffeurs en France.

Profession bien-être : Vous lancez dans quelques jours CutMeGo, une plateforme destinée aux coiffeurs. En quoi se distingue-t-elle des autres dispositifs déjà sur le
marché ?

Eric Léturgie : En fait, nous ne sommes pas une appli de réservation en ligne, ni un guide des salons de coiffure. Imaginez plutôt le Guide Michelin, Facebook, Tripadvisor et Google Map réunis au service de la coiffure. Vous cherchez un coiffeur, la perle rare, celui ou celle qui saura comprendre et vos attentes et vos cheveux. Bref, une aiguille dans une botte de foin : CutMeGo va jouer le rôle d’un électro-aimant et vous la trouver immédiatement.
Cela ressemble quand même à un guide de salons de coiffure…
Non. Parce que l’on ne va pas mettre en valeur des salons, mais des coiffeurs
... En quelques clics, ils peuvent créer leur profil professionnel, afficher leurs formations, devenir des coiffeurs certifiés. L’avenir appartient aux coiffeurs qui se
perfectionnent sans cesse. C’est un gage de qualité. C’est la partie «Cut» de la plateforme : des coiffeurs, des stylistes, des coloristes et des barbiers, formés et certifiés
à la pointe du style et des tendances.

Certifiés par qui ?

Leurs formations doivent être reconnues par la Fédération des centres de formation (FFACE) et par un engagement à la charte de qualité. En fonction des formations qu’ils ont suivies et des commentaires des clients, ils reçoivent une certification bronze,
argent, or ou platine. Les coiffeurs qui suivent des cours de perfectionnement peuvent ainsi en faire un outil marketing.

Comment un client qui vient sur la plateforme va-t-il s’y retrouver ?

C’est justement la partie «Me». L’idée est de créer une communauté de profils et de clients autour de la coiffure. La plateforme joue un rôle de «matchmaker», de mise en
relation, non entre un client et une prestation, ça, c’est la réservation en ligne classique, mais bien entre un client et le coiffeur qui lui convient. Il s’agit de faciliter une rencontre.
C’est la dernière syllabe du nom, le «Go», pour que cette rencontre se réalise.

Vous accordez une très grande importance à cette rencontre ?

Oui. On oublie souvent que le cheveu a une valeur symbolique et spirituelle très forte.
… Coiffer une femme et la voir changer et rayonner dans le miroir est un plaisir en soi. ...
Nous sommes des marchands de bonheur. Et chaque coiffeur devrait l’être. En créant cette plateforme, je veux rendre ses lettres de noblesse à notre métier.

Vous avez l’impression que le métier de coiffeur est dévalorisé ?

C’est évident. … En France, on a dévalorisé les métiers manuels. On pousse vers cette profession des jeunes sans vocation spéciale. Au Japon, on appelle l’artisanat le trésor national et l’Etat incite les artisans à transmettre leur savoir-faire. Etre un artisan est valorisant.

Le virtuel va-t-il vous aider dans cette démarche ?

... On ne peut pas ignorer aujourd’hui le virtuel. Mais il faut des ponts entre le virtuel et la réalité. Je veux faire comprendre que le virtuel est positif s’il amène une vraie valorisation de l’humain.
J’espère pouvoir mettre en valeur un coiffeur dans le Larzac, par exemple, passionné et
talentueux, mais que personne n’a pu voir. Grâce à CutMeGo, il pourra être mis en
valeur.

Comment allez-vous rentabiliser votre plateforme ?

Mon objectif n’est pas de gagner de l’argent, l’inscription sur la plate-forme est gratuite.
Mais bien de créer une communauté. Car, au-delà des rencontres entre clients et coiffeurs, j’espère amener ces derniers à communiquer entre eux et de leur faire prendre
conscience des réalités. Ils pensent tous être les meilleurs dans leur spécialité.
En réalité, ils pédalent tête baissée dans le quotidien et ne regardent plus autour d’eux.
Ils pourront ainsi voir que, pas si loin de chez eux, un autre coiffeur a les mêmes aspirations qu’eux. J’aimerais pouvoir, avec CutMeGo, dresser une cartographie des
vraies aspirations des coiffeurs. Et les aider à redevenir de vrais marchands de bonheur.

Propos recueillis par Siska von Saxenburg pour Profession bien-être

2 commentaires